13.09.2008
Un premier bilan
Je suis arrivée dans le sud de la France depuis avril 2007. Voilà donc un an et demi que je suis installée, l'heure de dresser ici un premier petit bilan.
En ce qui concerne le travail c'est encore difficile pour moi d'accéder à un plein temps, et c'est ce qui est le plus difficile. J'ai choisis un secteur passionnant mais pas très payant: l'animation. Mais il y a eu une réelle évolution depuis mon arrivée. Tout d'abord j'entame ma deuxième année d'accompagnement à la scolarité. Je vais y dispenser cette année une discipline transversale chère à mon coeur: les arts plastiques. Par rapport à l'année dernière, le projet éducatif évolue et que les interventions se multiplient. c'est une bonne nouvelle mais pas encore assez pour m'assurer un revenu.
Je suis aussi devenu directrice de centre aéré. C'est une réelle évolution professionnelle pour moi mais ça reste une activité très ponctuelle (juste les vacances scolaires) et peu rénumératrice.
Bilan: au niveau travail il est certain que je fais ce qui me plait! j'acquiers de l'expérience et j'ai la chance de faire un travail que me passionne. Cependant il faut être réaliste j'ai du mal à en vivre! Mon questionnement aujourd'hui est de savoir si cette situation financière peut évoluer ou si je persévère finalement dans une voie de garage...
En ce qui concerne mes relations sociales, les amis que je fréquente restent ceux de mon copain. C'est vrai que j'ai eu la chance de rencontrer dans son entourrage des personnes des plus exceptionnelles! J'ai d'excellent contact avec les gens des différents emplois que j'ai occupé l'année dernière. Je revois avec plaisir chacune d'elle. Mais je regrette de ne pas avoir réussi à créer mon propre cercle. Je sais d'où vient le problème (et c'est déjà le résoudre) je n'ai aucune activité personnelle si ce n'est mon travail. Mais ce n'est pas évident de consacrer un budjet à des activités plaisirs.
Bilan: mes revenus des plus précaires ont je pense une influence sur mes activités sociales. Peut être aussi ai-je quelque peu tendance à me renfermer sur moi-même et sur mon couple. Je sais que je dois faire des efforts pour m'ouvrir aux autres. Mais ce constat n'est pas nouveau, c'est une tendance récurrente de ma personnalité. Je me prend peut être un peu trop au sérieux...
En conclusion je peux dire aujourd'hui que mon intégration est loin d'être achevée, il y a encore du boulot et des efforts à fournir. mais dans l'ensemble je me plais ici. Et s'il me convient de me retrouver dans mon couple et chez moi plutôt que de courir les rencontres c'est parce que j'y suis bien et ça c'est plutôt bon signe. ;)
15:54 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.02.2008
le provençal
Les cours de récréation et les petites rues des villages provençaux sont pleines d'expressions et de patois propre à la région. Je n'en connais que peu, ceux qui sont le plus souvent utilisés par mon entourage familiale et sociale sont répertoriés ici:
pèguer quelqu'un c'est le coller. "Tu me pègues"
Quiller un objet c'est le coincer en l'air. "J'ai quillé le ballon"
Esquicher c'est écraser quelqu'un ou quelque chose. "Tu m'esquiches!"
Lou pitchuns ce sont les enfants.
:D
19:59 Publié dans le pays du soleil | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.01.2008
routine
"La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête." William Arthur Ward
Je rentre. Il fait nuit. Il fait toujours nuit lorsque je rentre en cette saison. Je m'approche de la petite rue sombre et escarpée où se trouve ma porte d'entrée. Et "fûûûûûûû....fûfûfûûû..." la musique d'un saxophone se fait entendre. J'arrive à ma porte et je tente, dans cette petite rue sombre et escarpée, de glisser ma clé dans la serrure rouillée. De toute façon j'ai le temps, mon arrivée va forcément interrompre le musicien; alors autant ne pas se presser.
Le réveil sonne, il est 6h40. Je ne l'entends pas, ce n'est pas mon réveil qui sonne. Je dors. Mon homme m'enlasse et colle la chaleur de son corps contre mes rêves de cette nuit. La maison s'active, le cafetière italienne crache ses dernières gouttes du liquide brun et embaume la maison. Et auprès moi, le nez fourré dans mes cheveux, mon homme va travailler.
"Il faut se ressembler un peu pour se comprendre, mais il faut être un peu différent pour s'aimer." Paul Géraldy
Je me lève toujours une heure avant de partir de chez moi. Il faut le temps à mon réveil de me convaincre de me lever et à mon café de me persuader de le rester. Cependant le mercredi je me pars avec mon homme. Nous embauchons à la même heure à trente bornes de chez nous. Nous avons exactement vingt minutes pour nous préparer. Nous décolons de la maison pour atterrir dans la voiture. On branche le chauffage, la musique, et on sort le café.
En prestidigitation la routine désigne "un enchainement de passes accompagnées ou non d'un boniment qui constitue ce que le profane appelle un tour de magie". Il est interressant de savoir alors que le boniment est "le discourt qui accompagne le tour". Ce mot, tiré du vocabulaire des anciens escamoteurs, n'a pas d'équivalent dans la langue française. Comment, en effet, exprimer ce qu'on dit en exécutant un tour ? Ce n'est pas un discourt, encore moins un serment, une narration, une description. Le boniment est tout simplement la fable destinée à donner à chaque tour d'escamotage l'apparence de la vérité.
15:18 Publié dans bb | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


